Les secrets de la réussite de la Fiat 500

Les secrets de la réussite de la Fiat 500

Lancée en juillet 2007 pour le 50ème anniversaire de la Cinquecento originelle, et légèrement restylée l’été dernier, elle a sauvé le constructeur transalpin ! La 1,5 millionième vient d’ailleurs d’être produite dans l’usine polonaise de Tychy, huit ans et quatre mois après son lancement. La Fiat 500 est aujourd’hui vendue dans plus de 100 pays, de la Pologne à l’Italie, du Brésil à l’Afrique du sud, du Japon aux Etats-Unis (depuis l’usine de Toluca au Mexique). Sa jolie silhouette rétro toute en rondeurs rappelant immanquablement l’ancêtre, un intérieur original avec l’inimitable compteur de vitesses rond comme dans les années 50, lui valent un succès qui ne se dément pas. Mieux : à l’heure où les concurrentes sont déjà à la retraite, elle a connu une année record, ce qui défie toutes les lois du marketing ! Avec le petit monospace 500L de 2012 puis le « SUV » 500X en 2015, elle vient même de passer fin septembre la barre des deux

millions de ventes au cumul ! Le design extérieur et intérieur évidemment, mais aussi la large palette de coloris disponibles, dont treize de série pour la carrosserie, trois pour la capote de la version cabriolet, neuf combinaisons pour les sièges. Et le constructeur a commercialisé en juillet un nouveau type de peinture avec des motifs posés à la main en usine sur la carrosserie, comme une seconde peau, avec deux choix : rouge-noir ou jaune-noir.    « L’aspect émotionnel compte pour moitié dans les critères d’achat. On achète un art de vivre. Nous jouons sur l’italianité, le mythe de la Dolce Vita  », assure Antoine Burguière. Même si seule la 500X est produite… en Italie, la 500 étant fabriquée en Pologne (et au Mexique pour le marché américain), la 500L en Serbie ! Fiat joue aussi sur les déclinaisons et séries spéciales pour entretenir la flamme… et les marges. En 2008, la marque a ainsi sorti une édition limitée avec le fabricant de vêtements Diesel. En 2009, ce sont les déclinaisons sportives Abarth, en souvenir du motoriste Carlo Abarth qui avait concocté des versions turbulentes de la première 500 dans les années soixante, reconnaissables à leur capot entrouvert pour un meilleur refroidissement et au sifflement aigu de la mécanique. Un bruit qu’on retrouve sur les 500 Abarth actuelles ! Fiat a également réalisé des partenariats avec Mattel (la poupée Barbie), Gucci, mais aussi… Maserati et Ferrari. La 500 Tributo Ferrari de 2011 a même trouvé 1.700 preneurs à plus de 40.000 euros pièce ! « Il y aura de nouveaux partenariats avec le monde de la mode en 2016. Et on va le faire aussi sur la 500X », dit Antoine Burguière. Y a-t-il encore de la place pour d’autres modèles dans cette gamme 500 ? 

 

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